À l’ouverture de son procès en Italie : Journées de mobilisations en solidarité avec Anan Yaeesh !

Mercredi 2 avril s’ouvrait, à la Cour d’Assise du tribunal de l’Aquila en Italie, le procès d’Anan Yaeesh, Ali Arar et Mansour Doghmosh. Militant Palestinien originaire de Tulkarem, installé en Europe depuis 2013, Anan Yaeesh est incarcéré depuis janvier 2024 dans les prisons italiennes. Les trois hommes sont accusé de terrorisme pour avoir, selon les accusations formulées par les autorités sionistes, financé la Brigade Tulkarem, organisation liée aux Brigades des Martyrs d’Al Aqsa (un des groupes armés du Fatah).

Les enquêtes présentées à la Cour d’Assises, toutes menées par les services de renseignements sionistes, ont toutes été acceptées par les juges italiens. En parallèle, sur les 30 témoins proposés par la défense, parmi lesquel•les figuraient notamment la rapporteuse spéciale de l’ONU Francesca Albanese, la députée du M5S Stefania Ascari, Don Nandino de Pax Christi, Riccardo Mattone de Mediterranea Saving Humans, seulement deux ont été accepté•es à témoigner à la barre. Irrégularité supplémentaire, et preuve, si il en faut, de la partialité de la Cour et de la dimension politique de ce procès, la traduction de la déclaration d’Anan Yaeesh était remplie d’erreurs transformant de manière grossière son propos.

À l’extérieur du tribunal, des militant•es de différentes organisations de la diaspora palestinienne et du mouvement de solidarité avec la Palestine en Italie étaient présent•es pour exprimer leur solidarité avec Anan, Ali et Mansour.

En France, à l’appel d’Urgence Palestine, une journée de mobilisation était appelée et signée par des dizaines d’organisations et de groupes, pour multiplier les initiatives en soutien à Anan Yaeesh et ses deux amis les 1 et 2 avril.

C’est Urgence Palestine 18eme qui a ouvert la vague de mobilisations en recouvrant les murs du 18ème arrondissement de Paris d’affiches exigeant la libération d’Anan, de Mahmoud Khalil et de Georges Abdallah.

Du côté des Université en Ile de France, plusieurs initiatives étaient organisées. À l’Université Science Po Paris, les étudiant•es ont organisé un rassemblement de soutien devant les grilles de l’institution parisienne. Cette université est en ce moment le lieu d’une importante mobilisation étudiante contre ses liens avec des universités et des entreprises sionistes ou tirant des bénéfices de la colonisation et du génocide en Palestine occupée.

Les étudiant•es de l’ENS PSL à Paris, et du campus Condorcet EHESS à Aubervilliers étaient également mobilisé•es, et ont organisé des tractages et des tables d’information.

Toujours à Paris, au soir du 1er avril, à l’appel d’Urgence Palestine, plusieurs organisations dont la campagne Dismantle Damon, Young Struggle, l’UJFP, la Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah, la Ligue de la Jeunesse Révolutionnaire et les Jeunes Révolutionnaires se sont réunies à quelques rues de l’ambassade italienne, pour exiger la libération immédiate d’Anan Yaeesh, et la fin de l’acharnement judiciaire dont il est la cible avec ses deux amis également poursuivis, Ali et Mansour. Une étudiante de l’Université de Columbia aux Etats Unis (Turtle Island) a également pris la parole pour témoigner de la répression que subit le mouvement pro palestinien de l’autre côté de l’Atlantique par le gouvernement Trump, et une déclaration de Mahmoud Khalil a résonné dans les rues de la capitale.

Lors de ce rassemblement, à la veille de l’anniversaire de Georges Abdallah qui a fêté ses 74 ans le 2 avril 2025, de nombreuses prises de parole ont insisté sur la nécessité de soutenir les prisonnier•es palestinien•nes et plus largement les prisonnier•es du mouvement de solidarité avec la Palestine et les prisonnier•es révolutionnaires incarcéré•es dans les prisons sionistes, impérialistes et des régimes réactionnaires. Ainsi la campagne Dismantle Damon a tenu à rappeler les conditions de détention inhumaines dans lesquelles sont détenu•es les prisonnières palestiniennes, dont Shatela Abu Ayad, qui rentre aujourd’hui, jeudi 3 avril, dans sa 10eme année d’emprisonnement dans les prisons coloniales sionistes.

Du coté de Montreuil, à l’Est de la capitale, le MIRA, la SAMBA et le Collectif Vietnam Dioxine exprimaient leur soutien via une banderole, symbole d’une solidarité antifasciste, internationaliste et anti impérialiste, avec les prisonnier•es palestinien•nes, en première ligne de la lutte contre le fascisme et l’impérialisme comme l’ont été en leur temps les combattant•es vietnamien•nes du Viet Minh puis du FNL .

À Nantes, nos camarades de Kifah (anciennement Jeunes 4 Palestine) étaient mobilisé•es pour recouvrir les murs de leur ville pour exiger la libération immédiate d’Anan. Aux côtés d’Urgence Palestine Nantes, qui regroupe des militant•es de la diaspora palestinienne en France, ces deux groupes font un travail précieux et multiplient les initiatives de soutien à la résistance du peuple palestinien en lien avec le réseau militant local.

 

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Le Secours Rouge Toulouse était également mobilisé, et a exprimé son soutien en affichant des affiches géantes dans les murs de la ville. Implanté dans les quartiers populaire de la ville occitane, ce groupe historique mène depuis de nombreuses années des mobilisations en solidarité avec les prisonnier•es révolutionnaires du monde entier.

À Chambery, la section locale d’Urgence Palestine a organisé un rassemblement de solidarité, et de nombreux•ses habitant•es de la capitale Savoyarde ont envoyé leur soutien à Anan via une campagne photos. Vive la solidarité internationale !

Pour terminer le tour des initiatives de soutien, direction l’Alsace, où la section locale d’Urgence Palestine Strasbourg a organisé un collage dans les rues de la ville, en recouvrant les murs du visage d’Anan Yaeesh et de Georges Abdallah !

En Belgique, la Plateforme Charleroi pour la Palestine, membre du réseau Samidoun, a également exprimé son soutien avec Anan lors d’un rassemblement en solidarité avec Georges Abdallah

Nous saluons toutes les organisations, groupes et militant•es qui ont participé et organisé toutes ces initiatives en soutien à Anan, Ali et Mansour ! La lutte pour la libération d’Anan Yaeesh et la fin de l’harcèlement judiciaire qu’ils subissent s’annonce longue, et nous appelons les organisations qui le souhaitent à rejoindre la campagne de solidarité initiée par nos camarades italien•nes de GPI, l’UDAP et d’autres organisations. Nos prisonnier•es se tiennent en première ligne de la lutte contre l’impérialisme et le sionisme, aux côtés de la jeunesse des camps de réfugié•es en Palestine engagée dans les brigades de la résistance et qui fait face à l’armée sioniste, et à la population de Gaza, inébranlable et digne, qui subit un génocide depuis octobre 2023.

Alors que les états impérialistes occidentaux continuent de participer activement au génocide en cours, à la colonisation de la terre Palestinienne, et à l’oppression du peuple palestinien, nos mobilisations représentent le prolongement de la résistance palestinienne jusque dans les centres impérialistes ! C’est pour cela que nos mouvements sont réprimés, que nos camarades sont incarcéré•es, jugé•es et menacé•es de déportation, et que la diaspora palestinienne subit de plein fouet un racisme anti palestinien, de l’Allemagne jusqu’aux USA en passant par la France. Face à l’entité coloniale sioniste, et à la machine de guerre impérialiste, notre seule arme est la solidarité et le soutien à la Résistance du peuple palestinien !

Liberté pour Georges Abdallah, Ahmad Saadat, Shatela Abu Ayad, Karmel Khawaja, les Holy Land 5, les Filton18, Mahmoud Khalil et tous•tes les prisonnier•es palestinien•nes incarcéré•es dans les prisons sionistes, impérialistes et réactionnaires ! Anan Libero ! La resistenza non si arresta, la resistenza non si processa !


En savoir plus sur Samidoun : réseau de solidarité aux prisonniers palestiniens

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